Entre savoir-faire traditionnels et nouvelles technologies, l’artisanat d’art n’est plus limité à l’exécution manuelle des techniques, mais s’inscrit aussi dans une réflexion créative, et une sensibilité personnelle visible à travers les réalisations.
C’est dans ce contexte que je suis ancrée, en développant un travail personnel autour de la création contemporaine, tout en donnant de la valeur à l’objet et à mes productions.
Mon parcours professionnel s’est toujours situé dans les milieux plastiques et artistiques.
Après un parcours salarié en tant que peintre décoratrice en fresques et décors muraux, j’ai monté ma société dans ce même domaine en Nouvelle-Calédonie, afin de me nourrir de la culture Mélanésienne et Polynésienne, et d’univers différents.
Cela m’a permis de découvrir le Vanuatu, la Nouvelle-Zélande, les Iles Loyauté entre autres ; paysages d’ailleurs, et cultures qui ont profondément marqué mon imaginaire.
En 2012, souhaitant travailler le volume et l’objet, en développant mes réflexions artistiques à travers le verre, j’ai quitté les îles du Pacifique, pour intégrer le CERFAV (Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers) en Lorraine, où je me suis établie depuis.
C’est ainsi que j’en suis venue au travail du verre, matière transparente, comme miroir et continuité de mes créations graphiques.
Mes années de formation m’ont permis de me former à plusieurs techniques, développer des projets personnels et un milieu créatif propre.
Aujourd’hui, il s’inscrit dans un univers sensible, qui trouve toujours écho dans le monde végétal et animal, et aspire à mettre de la poésie dans l’objet.
Ma démarche consiste surtout à explorer la question de la mémoire, la place de l’homme dans son environnement, la trace et la conservation.
J’utilise le verre en tant que matière de dualité, entre vulnérabilité et résistance, entre fragilité et immortalité, entre transparence et révélateur de ce qui est caché.
Attachée au dessin et la gravure pour sublimer la nature et les animaux, au volume via la sculpture de verre ; mon travail est aussi particulièrement orienté vers le bijou de création.
Je suis par ailleurs prestataire de service et intervenante artistique pour des entreprises, associations, en milieux scolaires et sociaux culturels, et pour les particuliers.
Graveuse sur verre freelance, je travaille aussi pour de grandes maisons de parfums et de luxe.
Collectif “Elles osent en Grand-Est”, 2022
Sélection FIMA (Festival International des Métiers d’Arts), 2019
Prix du public «Festival des Arts Rouges», 2018
Prix du public, JEMA, Contrexéville, 2018
Lauréate Bourse Métiers d’Arts Régionale, 2016
Félicitations du jury, formation & diplôme de Concepteur Créateur (Métiers d’Arts), 2015
Major de Promo, Formation Concepteur Créateur des Métiers d’Arts, Réussite au diplôme avec les félicitations du jury, 2015
Lauréate «Parcours d’exception» La Banque Postale, Paris, 2014
«Trophée pour un entrepreneur», Rotary Club Nancy Stanislas et Émile Gallé, 2013
JEMA 2023, Expo des concepteurs créateurs, Château de Courcelles, avril 2023
Marché des créateurs, Thionville, décembre 2022
Exposition « Verre », Musée des Beaux-Arts de Nancy, de mars à octobre 2022
Printemps des créateurs, Haucourt-Moulaine, mai 2022
Journées du Patrimoine, Metz, 2019
Festival des Arts rouges, Verdun, 2019
Exposition personnelle, salon privée Printemps Metz, décembre 2018
Noël des créateurs « Le p’tit Bazar », Nancy 2018
Salon de la mode, Bar le Duc, 2018
« D’art en Artisans », Château de Courcelles, Montigny-les Metz, 2018
L’épanouissement de mon travail créatif trouve ses racines dans la maîtrise de techniques des arts du feu et du dessin. Je souhaite en partager quelques unes avec vous.
Technique de la pâte de verre
La pâte de verre est une technique artistique, et non pas un matériau.
Cette technique est très ancienne (antiquité, Mésopotamie).
Elle est pourtant perdue pendant des siècles, et il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour la redécouvrir, via l’École de Nancy (avec des noms emblématiques tels que Daum, Lalique, etc). C’est toujours une technique très connue dans le Grand-Est, où ce savoir-faire se perpétue particulièrement.
Les étapes :
Il est temps de calculer le poids du verre pour remplir le moule, la courbe de cuisson à appliquer à la pièce avec ses différents paliers (en fonction du type de verre, de la forme, de la couleur, du volume etc.). Chaque pièce a donc sa propre cuisson, qu’il faut estimer. Le pic de chauffe se situe plus ou moins entre 780°C, et 900°C, selon la pièce.
La cuisson dure minimum 7 jours, et peut aller jusqu’à 2 semaines, 3 semaines, et même plus selon la réalisation.
Une fois terminée, et le moule froid, il est temps de récupérer la pièce.
Pour ce faire, on détruit très délicatement le moule à tâtons, (un peu comme un archéologue), pour ne pas casser la pièce. Chaque pièce est considérée unique, même s’il s’agit d’une petite série, puisque chaque pièce à son propre moule.
Une fois démoulée, la pièce sort de manière brute (avec les alimentations, les ébavures de verre etc.). Le résultat est une pièce en verre semi-transparente, une peau très spécifique, que seule la pâte de verre peut offrir.
Enfin, à cette étape, il y a encore un travail à froid à réaliser, que l’on appelle parachèvement. Le principe est de travailler avec des machines spécifiques sous eau, pour ébaucher, scier, polir etc., et fignoler la pièce.
Le travail de la pâte de verre est un travail très long, spécifique et très technique, où chaque étape peut être critique. C’est ce qui explique la rareté de cette technique, sa préciosité, son authenticité et son excellence.
Technique du verre à la flamme
Le verre à chaud est enchanteur, matière vivante au contact de la chaleur, le verre devient fascinant et danse pour être façonné. Depuis des siècles, cette technique est utilisée et à très peu évoluée.
On utilise des baguettes de verre colorées que l’on chauffe à la flamme du chalumeau.
Les baguettes se ramollissent, le verre prenant une consistance visqueuse comme du miel peut être enroulé autour d’une tige fine d’acier, appelé mandrin.
C’est en ayant un geste ferme et souple, que l’on tourne la baguette afin de créer des perles de différentes couleurs et teintes sous la flamme, avec différents décors et formes, en ajoutant de la feuille d’or ou d’argent etc. Le processus de création peut durer de quelques minutes à plusieurs heures, en fonction de la complexité des perles souhaitées.
Enfin, pour une meilleure résistance mécanique (car le verre n’est pas aussi fragile que ce que l’on pense), les perles sont recuites dans un four de recuisson, suivant une courbe précise de température.
Technique du parachèvement
Le parachèvement regroupe toutes les techniques de finitions du verre.
En effet, lorsqu’une pièce est refroidie après sa recuisson, que ce soit par la technique du soufflage de verre, du travail du verre à la flamme, de la sculpture via la technique de la cire perdue (pâte de verre), et même parfois en vitrail, la pièce doit subir plusieurs finitions pour lui redonner tout son éclat.
Ainsi, le travail du parachèvement consiste à travailler le verre sous des machines à eau, afin d’éviter les tensions (très peu tolérées par cette matière).
A titre d’exemple, le verre supporte moins d’un millimètre d’étirement pour un mètre. Le travail du parachèvement est donc un travail très minutieux, délicat et de patience.
Chaque étape peut être cruciale, et il faut beaucoup de maitrise pour arriver à bout du résultat souhaité.
Concrètement le parachèvement comprend l’ensemble des techniques permettant de parfaire le verre en lui apportant les meilleures finitions. Les meules et machines d’ébauche permettent de retrouver la planéité et la régularité des surfaces, alors que les scies diamantées permettent de couper le verre.
D’autres machines encore permettront de percer, polir, lustrer, retrouver la brillance et la transparence du verre.
Le sablage pourra aussi permettre de réaliser des motifs opaques sur des surfaces planes ou sur des volumes, via la propulsion de corindon sur le verre.
Imprimez la page, prenez une bague que vous avez et posez la sur les différents cercles numérotés ci-dessous. Déplacez la bague jusqu’à ce que vous trouviez la correspondance.