L’hermine flamboyante

| Aurélie Adam

L’hermine flamboyante est le nom de marque de l’artiste verrier, Aurélie Adam. Elle trouve sa source dans une pratique artisanale en inscrivant son travail dans la jeune création contemporaine. La blancheur de l’hermine renvoie à la transparence du verre, ses formes graciles à l’élégance et la délicatesse des créations d’Aurélie, alors que la flamboyance fait référence au feu qui façonne la matière, et au courant “Flamboyant” qui marqua l’apogée du moyen-âge, et la transition vers la Renaissance.

Paroles de créatrice

Entre savoir-faire traditionnels et nouvelles technologies, l’artisanat d’art n’est plus limité à l’exécution manuelle des techniques, mais s’inscrit aussi dans une réflexion créative, et une sensibilité personnelle visible à travers les réalisations.

C’est dans ce contexte que je suis ancrée, en développant un travail personnel autour de la création contemporaine, tout en donnant de la valeur à l’objet et à mes productions.

Mon parcours professionnel s’est toujours situé dans les milieux plastiques et artistiques. 

Après un parcours salarié en tant que peintre décoratrice en fresques et décors muraux, j’ai monté ma société dans ce même domaine en Nouvelle-Calédonie, afin de me nourrir de la culture Mélanésienne et Polynésienne, et d’univers différents.
Cela m’a permis de découvrir le Vanuatu, la Nouvelle-Zélande, les Iles Loyauté entre autres ; paysages d’ailleurs, et cultures qui ont profondément marqué mon imaginaire.

En 2012, souhaitant travailler le volume et l’objet, en développant mes réflexions artistiques à travers le verre, j’ai quitté les îles du Pacifique, pour intégrer le CERFAV (Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers) en Lorraine, où je me suis établie depuis.

C’est ainsi que j’en suis venue au travail du verre, matière transparente, comme miroir et continuité de mes créations graphiques.
Mes années de formation m’ont permis de me former à plusieurs techniques, développer des projets personnels et un milieu créatif propre.

Aujourd’hui, il s’inscrit dans un univers sensible, qui trouve toujours écho dans le monde végétal et animal, et aspire à mettre de la poésie dans l’objet.

Ma démarche consiste surtout à explorer la question de la mémoire, la place de l’homme dans son environnement, la trace et la conservation.
J’utilise le verre en tant que matière de dualité, entre vulnérabilité et résistance, entre fragilité et immortalité, entre transparence et révélateur de ce qui est caché.

Attachée au dessin et la gravure pour sublimer la nature et les animaux, au volume via la sculpture de verre ; mon travail est aussi particulièrement orienté vers le bijou de création.

Je suis par ailleurs prestataire de service et intervenante artistique pour des entreprises, associations, en milieux scolaires et sociaux culturels, et pour les particuliers.                      

Graveuse sur verre freelance, je travaille aussi pour de grandes maisons de parfums et de luxe.

Distinctions, prix et concours

Collectif “Elles osent en Grand-Est”, 2022

Sélection FIMA (Festival International des Métiers d’Arts), 2019

Prix du public «Festival des Arts Rouges», 2018

Prix du public, JEMA, Contrexéville, 2018

Lauréate Bourse Métiers d’Arts Régionale, 2016

Félicitations du jury, formation & diplôme de Concepteur Créateur (Métiers d’Arts), 2015

Major de Promo, Formation Concepteur Créateur des Métiers d’Arts, Réussite au diplôme avec les félicitations du jury, 2015

Lauréate «Parcours d’exception» La Banque Postale, Paris, 2014

«Trophée pour un entrepreneur», Rotary Club Nancy Stanislas et Émile Gallé, 2013

Plus d’informations
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Parutions dans la rubrique
ACTUALITÉS

Quelques expositions / Salons

JEMA 2023, Expo des concepteurs créateurs, Château de Courcelles, avril 2023

Marché des créateurs, Thionville, décembre 2022

Exposition « Verre », Musée des Beaux-Arts de Nancy, de mars à octobre 2022

Printemps des créateurs, Haucourt-Moulaine, mai 2022

Journées du Patrimoine, Metz, 2019

Festival des Arts rouges, Verdun, 2019

Exposition personnelle, salon privée Printemps Metz, décembre 2018

Noël des créateurs « Le p’tit Bazar », Nancy 2018

Salon de la mode, Bar le Duc, 2018

« D’art en Artisans », Château de Courcelles, Montigny-les Metz, 2018

Partage d’un savoir-faire

L’épanouissement de mon travail créatif trouve ses racines dans la maîtrise de techniques des arts du feu et du dessin. Je souhaite en partager quelques unes avec vous.

Technique de la pâte de verre

La pâte de verre est une technique artistique, et non pas un matériau.

Cette technique est très ancienne (antiquité, Mésopotamie).

Elle est pourtant perdue pendant des siècles, et il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour la redécouvrir, via l’École de Nancy (avec des noms emblématiques tels que Daum, Lalique, etc). C’est toujours une technique très connue dans le Grand-Est, où ce savoir-faire se perpétue particulièrement. 

Les étapes :

  • On travaille sur le principe de la cire perdue, comme pour la bijouterie. Il faut sculpter sa pièce en cire de modelage/ moulage, qui devient le maître modèle de la pièce finale voulue (pièce en verre).
  • On réalise ensuite un coffrage, afin de couler un moule fabriqué en plâtre réfractaire.
  • Après séchage, on passe le moule dans une désireuse, qui par la vapeur d’eau (principe de l’étuve), va laisser le moule en vide, en éliminant la cire du moule.

Il est temps de calculer le poids du verre pour remplir le moule, la courbe de cuisson à appliquer à la pièce avec ses différents paliers (en fonction du type de verre, de la forme, de la couleur, du volume etc.). Chaque pièce a donc sa propre cuisson, qu’il faut estimer. Le pic de chauffe se situe plus ou moins entre 780°C, et 900°C, selon la pièce.

La cuisson dure minimum 7 jours, et peut aller jusqu’à 2 semaines, 3 semaines, et même plus selon la réalisation. 

Une fois terminée, et le moule froid, il est temps de récupérer la pièce.

Pour ce faire, on détruit très délicatement le moule à tâtons, (un peu comme un archéologue), pour ne pas casser la pièce. Chaque pièce est considérée unique, même s’il s’agit d’une petite série, puisque chaque pièce à son propre moule.

Une fois démoulée, la pièce sort de manière brute (avec les alimentations, les ébavures de verre etc.). Le résultat est une pièce en verre semi-transparente, une peau très spécifique, que seule la pâte de verre peut offrir.

Enfin, à cette étape, il y a encore un travail à froid à réaliser, que l’on appelle parachèvement. Le principe est de travailler avec des machines spécifiques sous eau, pour ébaucher, scier, polir etc., et fignoler la pièce.

Le travail de la pâte de verre est un travail très long, spécifique et très technique, où chaque étape peut être critique. C’est ce qui explique la rareté de cette technique, sa préciosité, son authenticité et son excellence.

Technique du verre à la flamme

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Le verre à chaud est enchanteur, matière vivante au contact de la chaleur, le verre devient fascinant et danse pour être façonné. Depuis des siècles, cette technique est utilisée et à très peu évoluée.

On utilise des baguettes de verre colorées que l’on chauffe à la flamme du chalumeau.
Les baguettes se ramollissent, le verre prenant une consistance visqueuse comme du miel peut être enroulé autour d’une tige fine d’acier, appelé mandrin.

C’est en ayant un geste ferme et souple, que l’on tourne la baguette afin de créer des perles de différentes couleurs et teintes sous la flamme, avec différents décors et formes, en ajoutant de la feuille d’or ou d’argent etc. Le processus de création peut durer de quelques minutes à plusieurs heures, en fonction de la complexité des perles souhaitées.

Enfin, pour une meilleure résistance mécanique (car le verre n’est pas aussi fragile que ce que l’on pense), les perles sont recuites dans un four de recuisson, suivant une courbe précise de température.

Technique du parachèvement

Aurélie Adam - bijoux en verre - atelier

Le parachèvement regroupe toutes les techniques de finitions du verre.
En effet, lorsqu’une pièce est refroidie après sa recuisson, que ce soit par la technique du soufflage de verre, du travail du verre à la flamme, de la sculpture via la technique de la cire perdue (pâte de verre), et même parfois en vitrail, la pièce doit subir plusieurs finitions pour lui redonner tout son éclat.

Ainsi, le travail du parachèvement consiste à travailler le verre sous des machines à eau, afin d’éviter les tensions (très peu tolérées par cette matière).
A titre d’exemple, le verre supporte moins d’un millimètre d’étirement pour un mètre. Le travail du parachèvement est donc un travail très minutieux, délicat et de patience.
Chaque étape peut être cruciale, et il faut beaucoup de maitrise pour arriver à bout du résultat souhaité.

Concrètement le parachèvement comprend l’ensemble des techniques permettant de parfaire le verre en lui apportant les meilleures finitions. Les meules et machines d’ébauche permettent de retrouver la planéité et la régularité des surfaces, alors que les scies diamantées permettent de couper le verre.
D’autres machines encore permettront de percer, polir, lustrer, retrouver la brillance et la transparence du verre.
Le sablage pourra aussi permettre de réaliser des motifs opaques sur des surfaces planes ou sur des volumes, via la propulsion de corindon sur le verre.

Imprimez la page, prenez une bague que vous avez et posez la sur les différents cercles numérotés ci-dessous. Déplacez la bague jusqu’à ce que vous trouviez la correspondance.